Ah yé! Aprés 2 mois sur le sol Burkinabé, je me sens enfin capable de vous décrire la vie que j'ai découverte ici: Expériences dans la capitale, villes et petits villages de brousses... moteur, ACTION!
Tout ces gens ont l'habitude de voir des touristes et me salue chaleureusement: " Bon arrivé le blanc! Hé Nassara! Comment ça va?"certains d'entre eux savent y faire pour les attirer dans leur échoppes de souvenirs et d'artisanat. Points de concurrence entre ces as du commerce, qui se partagent leurs proies et attendent chacun leur tour. "Viens, juste pour le plaisir des yeux! Regarder, c'est gratuit! De quoi à tu besoin? Regarde, c'est moi qui fabrique! Viens, aprés on ira voir mon cousin qui fait ça! Essaye ça... si si si, ça ne coute rien et ça me fait plaisir...Yaïï! ça te vas bien, il te le faut! Tu sais, la vie d'artiste, c'est pas facile. Il faut m'encourager!". Les conversations s'engagent trés facilement, mais finissent rapidement par retomber autour du commerce. Heureusement, pas tout le temps! Musiciens, artisans, on se fait facilement inviter à découvrir leur travail. Malheureusement, en raison des heures tardives et du manque de moyens de transport, je suis toujours rester méfiant envers ces jeunes de mon âges qui étaient prêt à m'emmener dans de nombreux endroits... mais aprés? Là, blanc comme noir, chacun est piégé par ces stéréotypes: "l'homme blanc à l'argent, ils fabriquent les billets, ils n'ont qu'à demander pour en avoir!", "Si je pars avec eux, il vont m'emmener faire tout les commerces de ouaga!", ... bref, jouant la prudence et sans moyen de transport fiable, je ne les ai jamais suivis le soir.
Le transport à ouaga: pour moi, ce fut d'abord le taxi. Comme tout (sauf la nourriture), il faut marchander. Et là encore, ce fût un intéressant apprentissage. Et impossible d'y couper, tant que la peau blanche est visible, les gens essayeront trop souvent de surtaxé. S'ensuit alors toujours une discussion, avec le sourire (même si à la longue, c'est gonflant) pour revenir à des prix raisonnables. Ensuite, selon les rencontres, il arrive de croiser des gens qui sont prêt à te transporter en moto (gratuitement ou non). Ce sont les rencontres qui ne sont pas intéressé financièrement qui sont les meilleures... et les plus difficiles à avoir!
Dans la maison ou je vis, c'est le dépaysement garantit. Nous vivons à côté d'un maquis: petit bar de plein air, où raisonne musiques ivoiriennes, burkinabé, ... parfois JJ Goldman!Tout les soirs, jusqu'à 23h-00h. Les basses tapent dans la maison, et je m'endors au rythme "coupé-décalé" et "zouké zouké". A côté de la maison se trouve aussi la plus grande mosquée du quartier. Ainsi, 5 fois par jour, c'est l'appel du muezzin à la prière (premier à 5 heure du matin). Il arrive qu'il lise des passages du coran (ou fasse des sermons), et donc
parle dans ses hauts parleurs pendant de longues demis-heures... parfois, avec un petit sourire, je repense à ce fameux passage de OSS 117. Et enfin, pour bien commencer le journée, vers 6h, le garage d'à côté ouvre: odeurs d'huile et d'essence, je suis délicatement réveillé par les crachotements de la radio du mécanicien...
Hi hi hi, c'est ma vie à Ouaga... trés intéressant, et je dois avouer un petit soulagement à savoir que c'est temporaire^^. Je vous raconte bientôt la vie en brousse!
Bye bye,
Lucas
Je pensais justement à toi! je passe sur ton blog par hasard et paf! un nouveau billet tout frais.
RépondreSupprimerProfites bien de tes expériences et à bientôt!
Le Parigot